Fauchage des bords de route 2015

Les bords de route revêtent un intérêt écologique fort et jouent notamment un rôle très important de « corridors écologiques » dans la circulation des espèces végétales et animales. Ils abritent une faune et une flore variées, constituent le premier élément de paysage perceptible depuis la route et interviennent dans l’épuration des eaux ruisselant sur la chaussée.

Afin d’optimiser ces fonctions, la communauté de communes du Val d’Ille poursuit le fauchage tardif et la valorisation de l'herbe des bords de route en méthanisation. 

Qui entretient quoi ?

Fauchage3

La communauté de communes du Val d'Ille, qui a la compétence « voirie », gère l'entretien des bords de routes communales :

  • à l'échelle d'une commune, on distingue la voirie « de l'agglomération » (bourg) qui est entretenue par la commune, de la voirie située « hors agglomération » (campagne), qui est entretenue par la Communauté de communes :
  • Sur un même bord de route, on distingue également trois parties : accotement, fossé et talus. La limite du domaine public, c'est-à-dire de la partie entretenue par la commune ou la communauté de communes, est, sauf cas particulier, la moitié haute du talus. Cela veut dire que tous les arbres (isolés ou en haie) situés au-delà de cette limite, sont à la charge du propriétaire de la parcelle.

 

 Il est important de ne pas faucher les bords de route à la place du Service Voirie du Val d'Ille car l'herbe laissée sur place n'est plus valorisable en méthanisation.

La communauté de communes a en gestion 218 km de routes communales (soit 436 km de bord de routes). Cela explique pourquoi toutes les communes de la communauté de communes ne peuvent pas être fauchées en même temps. Nous comptons sur la compréhension et la patience de tous et toutes pour permettre un bon déroulement de l'entretien des bords de route.

Fauchage tardif

Sur les bords de route entretenus par la communauté de communes, des opérations de fauchage sont effectuées tous les ans. Les accotements sont fauchés deux fois par an (à partir de juin et à partir de septembre) et les fossés-talus une seule fois par an (à partir de septembre). On peut donc conclure que les fossés et les talus bénéficient d'un fauchage tardif, qui permet à la végétation d’accomplir un cycle de végétation (les plantes montent en graines en réensemencement naturellement la terre) et aux petits animaux d'y trouver refuge. Avec ce mode de gestion, chaque commune participe à sa façon au maintien de la biodiversité et à la réduction des gaz à effet de serre. Des panneaux en bois ont été installés par le chantier d'insertion du Val d'Ille pour attirer l'attention sur le mode de gestion en « fauchage tardif ». Nous vous remercions de respecter le travail réalisé et de ne pas dégrader ces panneaux, qui servent également de repères aux chauffeurs qui réalisent le fauchage avec exportation (enlèvement de l'herbe par un système d'aspiration).

Ce mode de gestion bénéficie donc à la nature (coquelicots, boutons d'or, orchidées, papillons, araignées, chardonnerets, hérissons) mais aussi à la population : moins de pollution de l'air par des passages moins fréquents des engins de fauchage, moins de matière organique et d'hydrocarbures dans l'eau des cours d'eau, et plus de biodiversité, donc plus d'insectes pollinisateurs, par exemple !

Bilan

Le fauchage tardif et l'exportation d'une partie des tronçons sont installés depuis maintenant 5 ans. Les bilans réalisés sont favorables :

-        plus de plantes, plus d'insectes ;

-        une économie de carburant et de temps passé sur les routes par les engins de fauchage ;

-        un bilan énergétique favorable : malgré le transport supplémentaire d'herbe entre le lieu de fauchage et les deux méthaniseurs (un à Guipel et un autre à Gévezé), l'énergie obtenue grâce à la méthanisation est supérieure à celle consommée avec ce mode de gestion des bords de route.

 

Les enginsFauchage1

de fauchage sont dotés d'un

« aspirateur » et d'une remorque

pour récolter l'herbe. Cette herbe sera 

valorisée dans une unité de méthanisation à la ferme.

 

 Et les chardons ?

La communauté de communes a abandonné l'usage des produits phytosanitaires en 2008. Pour lutter contre la prolifération des chardons (Cirsium Arvense) ou des parelles (Rumex obtusifolia) vers les parcelles agricoles, nous effectuons des campagnes de coupe mécanique tous les ans (en juin-juillet). Les « foyers » de plus de 4 m² situés en bordure de parcelles agricoles sont visés en priorité. Les habitants, les agents communaux et tous les propriétaires de terrain où le chardon a tendance à s'installer, sont invités à faire de même : couper voire arracher le plant pour éviter la prolifération.

* La méthanisation est un procédé de transformation de la matière organique (dont de l'herbe) qui produit du biogaz (méthane) et du digestat (un très bon fertilisant). Le biogaz est une énergie renouvelable qui peut être valorisée sous différentes formes : pour alimenter un cogénérateur afin de produire de l'électricité, un réseau de gaz (après épuration), ou même comme carburant.

 

Contact : service environnement du Val d'Ille

02 99 69 86 86 ou  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.